L’alimentation joue un rôle fondamental dans la santé du lapin, notamment pour son système digestif et dentaire. Lorsque le choix se porte sur une alimentation sèche, celle-ci doit impérativement reposer sur du foin à volonté, qui constitue la base de l’alimentation et permet une bonne usure des dents. Les granulés doivent être donnés en ration et non en libre-service, et il est important d’éviter les mélanges, souvent déséquilibrés et trop riches. Dans la mesure du possible, il est préférable de choisir des granulés sans céréales, car les céréales ne sont pas adaptées au bon fonctionnement de l’organisme du lapin. De l’eau propre et fraîche doit être mise à disposition en permanence.
Dans le cadre d’une alimentation au vert, le foin peut être partiellement remplacé, environ moitié foin et moitié végétaux frais, voire totalement si les conditions le permettent et que l’alimentation est bien maîtrisée. Les plantes sauvages constituent alors une excellente base, à condition de varier les apports et de rester attentif à la composition minérale. Une alimentation trop riche en calcium ou en phosphore sur le long terme peut fatiguer les reins du lapin et favoriser l’apparition de calculs urinaires.
Les fruits doivent rester exceptionnels et être donnés en très petites quantités, une à deux fois par semaine maximum. Ils sont à considérer comme des friandises, riches en sucre. Les fruits séchés sont particulièrement concentrés et doivent être donnés avec encore plus de parcimonie. À titre d’exemple, les peaux de banane, idéalement issues de l’agriculture biologique, sont bien moins riches en sucre que la banane elle-même, plus riches en fibres, et très appréciées des lapins.
Les légumes doivent être introduits avec prudence et traités au cas par cas. Certains peuvent être trop agressifs pour le système digestif du lapin, notamment lorsqu’il est principalement nourri à l’alimentation sèche. Ils doivent donc être donnés en petite quantité. Une attention particulière doit être portée aux légumes et plantes très riches en calcium, comme certaines aromatiques, les choux, la mâche, les épinards, ou encore les fanes de moutarde, de betterave ou de carotte, qui peuvent solliciter excessivement les reins et favoriser les troubles urinaires s’ils sont donnés trop fréquemment.
Comme pour l’alimentation humaine, la clé d’une bonne santé réside dans la diversité et la modération. Donner de tout, en petites quantités et de manière équilibrée, permet de respecter les besoins du lapin et de préserver son bien-être sur le long terme.